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En route, fréquemment, il passait la tête par la fenêtre du carrosse car il espérait toujours apercevoir
celui de sa belle
sen revenant calmement de cette malgré tout bénigne randonnée.
Mais ainsi, il ne pouvait nier, ne serait-ce que du regard, la nature écorchée, écrasée au sol
et qui, dépouillée de ses attraits,
jonchait le sol de ses innombrables larmes, semblant chercher désespérément un dernier souffle avant
la fin de la belle époque.
Cette belle forêt quil traversait et qui avait su tenir tête aux plus furieux vents dété
se laissait maintenant dépouiller
de ses derniers attributs royaux, semblant faire écho au désespoir du prince qui sentait son courage samenuiser.
Le sang de cette nature autrefois si flamboyante tapissait le sol de mille éclairs dorés comme si la forêt
sétait taillée
un épais et chatoyant manteau de fourrure végétale dans sa propre chair.
Arrivé sur les lieux que virent en premier les yeux de sa belle, il ne rencontra dans le salon de cette grandiose demeure
que regards égarés dans un brouillard sans fin.
Enfin, on daigna remarquer sa présence et cest dune voix tremblante quon lui annonça que le
jour même de son arrivée, la
belle princesse, effrayée du silence de son bel oiseau, avait voulu le réconforter de sa main propre et lavait,
ainsi, malencontreusement
laissé séchapper.
Elle était aussitôt partie à sa recherche sans accepter la moindre aide et on était, depuis ce
funeste jour, sans nouvelles
delle.
Malgré les incessantes recherches menées depuis à travers toute la ville, elle était restée
introuvable.
Le prince seffondra.
Apres une nuit de sommeil, cherchant à échapper à ses angoisses, le prince décida de partir dés
le matin à la recherche de
sa belle.
Il se fit indiquer par les gardes le chemin suivi par sa princesse et il se lança sur ses pas sans plus attendre.
De loin en loin, il rencontrait une personne qui, effectivement, se rappelait avoir effectivement vu une jeune personne bien
de sa personne, joliment habillée mais qui semblait ne pouvoir prononcer un seul mot. Et toujours, elle sencourait
dans la
direction indiquée, toujours à la suite de son bel oiseau bleu.
Plein dénergie, le prince questionnait inlassablement chaque personne quil rencontrait afin den obtenir
une quelconque
information pouvant lui indiquer la marche à suivre.
Tout en courant sur les traces de sa belle, il se met à découvrir sa ville, à la vivre et à ne
plus pouvoir sy sentir en
paix, convaincu quil était que cétait cette même ville qui lui avait enlevé son amour.
Alors, cette ville quil avait , jadis, tant fréquentée, il se mit à la haïr comme un vieil
amant qui découvre soudain que
sa maîtresse est aussi vieille et aussi ridée que lui.
Lui qui avait toujours décidé de ne jamais quitter cette ville, la vit soudain bien moins aguichante que dans
ses souvenirs
les plus fiévreux.
Il ne pouvait sempêcher de la rendre responsable de la disparition de sa belle.
De plus, chaque nouveau témoignage semblait lui indiquer que sa belle, elle aussi, séloignait de plus
en plus de cette ville
et dirigeait ses pas vers la campagne environnante.
Cette ville, dont la majesté lui avait donne à lui-même, un sentiment de grandeur, semblait aujourdhui
lécraser. Elle qui
lui avait inspiré de si belles perspectives, de si belles architectures, lui semblait à présent oppressante.
Il sy sentait
comme un créateur déçu par son oeuvre. Lui qui avait toujours rêvé de grandioses constructions,
naspirait plus à présent
quà quitter ces carcasses de briques, ces corps décharnés qui jetaient leurs ombres sur la ville
tout entière.
Le brouillard de ses larmes allié au désespoir de son coeur, brouillait sa vue et ses sens et lamenait
droit au bord dun
abîme de détresse duquel seules les retrouvailles de sa belle pouvaient larracher.
Et ses pas, peu à peu, lentraînèrent hors des murs de la ville...
et celle ville, cette histoire, si vous voulez en connaite la fin, ecrivez-moi....sspote@yahoo.fr
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